Des colonies de vacances pour tous… c’est un rêve en passe de devenir réalité à l’Aube du Chêne. Nous avons toujours cherché à rendre nos colonies accessibles à tous les budgets. Un véritable défi alors que notre pédagogie nous amène à travailler avec des petits effectifs d’enfants (6 à 15 selon les séjours), avec  un taux d’encadrement bien supérieur à celui des colos « classiques ». Alors que la réglementation n’impose que un animateur pour 12 enfants à partir de 6 ans, nous travaillons plutôt avec un animateur pour 4 enfants, voire pour 3 enfants. Pour autant, nous maintenons nos prix dans la moyenne des séjours pour enfants… mais ce peut être trop pour certains parents à petit revenu, en particulier les mamans ou papas qui élèvent seuls leur enfant (familles « monoparentales »). Heureusement, plusieurs aides applicables aux colonies de vacances sont disponibles.

 Les aides aux vacances de la CAF

Les CAF, Caisse d’allocations familiales, proposent plusieurs types d’aides applicables aux centre aérés, centre de loisirs, centre de vacances, séjours enfants et colonies de vacances. Chaque CAF de chaque département gère son propre budget et sa propre politique en ce qui concerne les montants des aides allouées, notamment pour les colonies de vacances et autres camps ou séjour enfants (ce que l’on appelle couramment les « bons CAF« ). Ces aides rentrent dans le dispositif « Aide aux Vacances » de la CAF. Pour en bénéficier, il faut être allocataire de la CAF, donc avoir un numéro d’allocataire… La CAF du département calcule ensuite le montant d’aide auquel vous pouvez prétendre en fonction de vos ressources ou quotient familial. Chaque allocataire CAF reçoit normalement une lettre, chaque année, précisant les montants d’aide auxquels il a droit. Pour en bénéficier, il faut ensuite inscrire son enfant dans un séjour ou colonie de vacances agréé par la CAF de votre département. En tant que structure associative d’éducation populaire, accueillant entre autres des enfants en difficulté et porteurs de handicaps, et déclarée à la Jeunesse et Sports, L’Aube du Chêne est éligible aux aides de la CAF. Nous sommes d’ailleurs présent sur le site Internet de plusieurs CAF qui ont informatisé leurs procédures (Gironde, Hérault, Gard, etc.).

Les autres aides pour les colonies de vacances : MSA, Chèque-vacances, Comités d’entreprise, Conseil Général, Secours populaire, Secours catholique…

Les enfants inscrits dans nos colonies, séjours et stages bénéficient aussi des chèques-vacances et aides de la MSA ou de leur Comité d’entreprise dans le cadre de l’Action Sociale. Nous sommes agréés pour percevoir les Chèque-vacances donnés par certaines entreprises à leurs employés.

Les parents en difficulté peuvent aussi se tourner vers le Conseil Général de leur département ou des associations comme le Secours Catholique et le Secours Populaire qui peuvent parfois prendre en charge une partie du prix du séjour — tout cela dépend, bien sûr, de la politique d’aides aux vacances de chaque structure ou association.

L’Aube du Chêne poursuit aussi sa propre volonté d’action sociale : chaque année, nous accordons un sponsoring à plusieurs familles en fonction de leurs ressources. Cette aide prend la forme de tarifs adaptés, notamment pour les familles monoparentales à faible revenu, ou allocataires du RSA. En 2011 et 2012, nous avons ainsi accueilli des enfants dans le cadre d’un partenariat avec le Secours Populaire.

La mixité et la diversité bénéficient à tous

Recevoir des enfants venant de familles aux niveaux de ressources différents, venant de régions différentes, parfois porteurs de handicaps, est un challenge pour les animateurs : il faut arriver à créer un groupe avec des enfants aux habitudes très différentes. C’est évidemment une énorme richesse pédagogique pour tous. Les enfants dépassent très vite ces différences qui n’ont pas tant d’importance pour eux. Les plus « favorisés » peuvent ainsi découvrir que le monde est fait de diversité, et que ce qu’ils considèrent comme acquis ne l’est pas pour tout le monde.

Je me souviens d’enfants venus d’un quartier nord de paris,qui découvraient la nature pour la première fois avec des yeux tout écarquillés et un enthousiasme communicatif. Quand on entend un enfant dire « en fait, les pêches, quand ça vient d’un arbre, c’est drôlement bon ! », on se dit qu’on n’a pas perdu son temps !