L’Aube du Chêne, c’est aussi une ferme bio, qui combine sur 24 ha prairies, production de fourrages, production de légumes et fruits bio, et un élevage de

La conversion en bio


Lors de notre installation à Lagraulet-du-Gers en 2009, les terres sortaient de plusieurs années de culture intensive de tournesol et céréales, qui avaient abouti à un appauvrissement des sols par « lessivage » : les pluies entraînent les éléments fertiles vers le bas des terrains. Les terres avaient perdu toute vie, avec un taux de matière organique de 1,5%, très en-dessous du taux d’un sol vivant (5% environ). En agriculture « conventionnelle », cette perte de fertilité est compensée, temporairement, par des engrais chimiques, qui renforcent le problème à terme. Comment rendre leur fertilité à ces terres épuisées pour permettre une conversion en agriculture biologique ?
La conversion bio a démarré par une expérimentation de culture de chanvre bio – cette culture textile, autrefois très répandue en France, produit un excellent matériau d’isolation, utilisable en éco-construction : panneaux de laine de chanvre, mélanges chaux-chanvre… C’est une culture peu exigeante, à enracinement profond, qui peut aider à restructurer un sol appauvri. Mais cette première année de cultures a révélé le mauvais état des terres et la difficulté de les cultiver, même avec une culture aussi rustique. Le choix a alors été fait de convertir les terres en prairies bio, en semant un mélange de graminées et de trèfle bio, un moyen naturel de régénérer les sols. Ces prairies permettent aux enfants des colonies de vacances de courir, pique-niquer…

L’élevage de chevaux lusitaniens


Ces prés abritent aujourd’hui un élevage de chevaux lusitaniens, affilié à l’Association Française des Lusitaniens du Sud-Ouest. Une race issue de la péninsule ibérique, à la fois noble et rustique, apte au dressage, au spectacle et à l’équitation de travail.

Chaque année, un à deux poulains naissent sur le domaine, pour la plus grande joie des enfants des colonies et camps de vacances : les enfants du dernier stage de Pâques ont vu arriver une pouliche nouvelle-née, Léana de l’Aube, dont ils ont choisi eux-même le nom.

Le jardin et le verger bio


Nous n’oublions pas l’alimentation des hommes… Notre jardin bio abrite aussi une production de fruits et légumes, destinée principalement à notre alimentation et aussi celles des enfants que nous recevons en séjours de vacances. Petit à petit, nous enrichissons le verger bio avec des variétés anciennes issues du Conservatoire régional d’Aquitaine, et les enfants peuvent se régaler de cerises, prunes, pêches, mûres et fraises bio gorgées de soleil. Le jardin bio, c’est aussi pour les enfants l’occasion de mettre la main à la pâte et d’aller désherber, arroser ou récolter les légumes avant de les cuisiner en salades et ratatouilles maison. L’occasion d’apprendre que les tomates peuvent être rouges mais aussi blanches, bleues ou roses, et de redécouvrir des variétés de légumes oubliés comme l’arroche, le panais ou la carotte blanche