La fin de l’année scolaire est toujours un moment ambivalent. Il y a la joie d’être en vacances, et en même temps un peu de tristesse de dire au revoir à ses amis pour deux mois. Il y a le soulagement d’avoir réussi ses examens, d’être passé dans l’année supérieure, et en même temps, déjà un début de stress pour l’année prochaine, surtout si un grand changement s’annonce, première rentrée au collège, au lycée…

L’envie de ne rien faire pendant deux mois, de souffler un peu, et en même temps la nécessité de réviser pour préparer la rentrée. Voire tenter de rattraper l’année précédente si elle a été difficile, si on est passé tout juste en classe supérieure. Le ventre serré, on se dit que les vacances vont être trop courtes.

Et si pour réussir, à l’école, au collège, au lycée et dans les études supérieures, passer des heures devant ses cahiers, sacrifier ses week-ends, ses amis, le sport, parfois son sommeil, n’était pas la meilleure façon de réussir ? 

Avant tout, pour réussir la rentrée, il faut se sentir bien à l’école, être motivé, apprendre à se connaître pour organiser son travail et utiliser les méthodes d’apprentissage qui conviennent le mieux à chacun. Et aussi, surtout peut-être, avoir confiance en soi, savoir gérer ses émotions, son stress, réussir à se motiver et se concentrer, savoir s’adapter à un nouvel environnement. Des compétences clés pour réussir à l’école et dans notre vie professionnelle. Or, ce n’est pas quelque chose que l’école nous apprend.

La rentrée, un grand moment de découverte

question-1301144_640Le moment de la rentrée scolaire est un grand moment d’inconnu. Que ce soit parce que nous arrivons dans un nouvel établissement avec une manière d’apprendre différente lors de la rentrée au collège, au lycée ou à la fac, ou même simplement en passant dans l’année supérieure où nous découvrirons de nouveaux professeurs, de nouveaux camarades, de nouvelles matières. Si pour certains, tout ce nouveau créera l’excitation de la découverte, pour d’autres, cela peut vite se traduire par deux mois de vacances passés dans l’anxiété de l’attente. Loin d’être les deux mois de vacances reposant nous permettant de bien commencer notre nouvelle année !

L’angoisse de la rentrée

Cette anxiété de la rentrée est souvent liée au fait que nous ne savons pas si nous serons à la hauteur (voire intimement convaincus que nous ne le serons pas). Dans notre monde de plus en plus compétitif, on nous répète sans cesse que nous devons être les meilleurs, parmi les premiers de la classe pour espérer réussir. Et avec les professeurs qui aiment répéter chaque année et à toutes leurs classes que en vingt ans de carrière, c’est la première fois qu’ils voient une classe pareille, on peut vite se sentir découragé. Nous devons réussir à dépasser cette pression pour rester motivé, pour bien dormir avant un examen important, pour parvenir à demander de l’aide quand la pression devient vraiment trop forte.

Un jeu pour prendre confiance en soi

Colonie de vacances nature et creation cooperationFace à cette pression, la plupart des jeunes finissent par se convaincre qu’ils sont « nuls ». Généralement, si l’on demande à un jeune de lister trois défauts et trois qualités, on obtient zéro qualités et … une infinité de défauts. Pour les aider à se trouver des qualités, à l’Aube du Chêne, dans nos stages, nous jouons à “Un truc dont je suis fier”.

Les ados se mettent deux par deux. Chacun choisit dans sa tête quelque chose qu’il/elle a fait et dont il est fier. Pas forcément en rapport avec l’école, ce peut être le dernier but marqué au foot, ou un cadeau super bien choisi pour une copine. Puis, avec l’aide de son partenaire, ils choisissent, dans une longue liste de qualités, un minimum de 5 qualités qu’ils ont dû mobiliser pour y arriver : courage, générosité, persévérance, concentration… Ensuite ils se demanderont dans quelles autres circonstances de leur vie (y compris en classe, si si !) ils utilisent ou pourraient utiliser ces qualités. Il ne reste plus qu’à les écrire et les dessiner sur leur blason personnel pour se sentir un peu moins “nul” !

Gérer les relations, les émotions : de nouvelles rencontres ou des séparations

Une rentrée scolaire, c’est souvent aussi la découverte de nouvelles personnes, que ce soit des professeurs ou des camarades de classe. Pour ceux qui sont timides ou ceux qui ont tendance à trop vite « monter dans les tours », cela peut être une source d’anxiété. Les enfants atypiques en particulier – précoces, TDAH, dys, ou tout simplement un peut trop sensibles – se sentent souvent décalés, ils ont du mal à s’intégrer, certains sont harcelés par leurs camarades, ou pris en grippe par les enseignants.

Les questionnements sont nombreux : est-ce que je vais rencontrer des gens que j’apprécierai, est-ce qu’eux vont m’apprécier ? Et nos questionnements se posent aussi sur ceux que nous connaissons déjà. Est-ce que je serai dans la même classe que mes amis ? Est-ce que j’aurai encore ce professeur qui n’a pas l’air de m’aimer ? Avec la peur de ne pas donner une bonne image, de devoir changer ce que l’on est pour être accepté, surtout pour ceux qui se sentent déjà un peu différents. Peur aussi de ne pas savoir gérer la colère ou les émotions et d’être encore plus rejeté en conséquence.

Les outils de la communication « non-violente » ou tout simplement la « communication positive » sont très efficaces pour aider les jeunes à mieux communiquer. Apprendre à parler en JE et non pas en TU, à écouter et reformuler, observer ce qui se passe dans un groupe avant d’essayer de proposer son point de vue, régler les conflits en se concentrant sur les faits, apprendre à reconnaître ses émotions et les laisser passer sans se faire envahir… autant d’outils qui s’apprennent par le jeu.

Un jeu pour mieux communiquer

Les jeunes (et les adultes !) sont rarement conscients de leur état émotionnel quand ils communiquent. Pourtant, les émotions, que nous transmettons à l’autre via le langage non verbal, ont beaucoup plus d’impact que les mots. Des petits jeux permettent d’en prendre conscience.

Le groupe de jeunes se met de dos, et derrière lui un autre ado est chargé de lire une phrase « positive » deux fois : une fois avec un ton qui correspond au texte, et une fois avec un ton qui veut dire le contraire. Les autres jeunes doivent deviner laquelle est la phrase « positive » et celle qui est antipathique, menaçante ou agressive. Une petite phrase toute simple comme « Ca va, c’est bon ! » peut ainsi être sympathique, ou servir à « envoyer péter » l’autre. De même pour « Je suis content de te voir », « Il faut qu’on parle », « C’est toi qui a fait ça ? », etc. Un très bon jeu à faire en famille aussi.

Aller plus loin avec nos stages

Loin des stages de révisions ou de mise à niveau, l’Aube du Chêne vous propose un stage pour développer votre confiance en vous, et découvrir les méthodes qui vous conviennent pour vous préparer au mieux à la rentrée, du lundi 22 au dimanche 28 août 2016. Retrouvez le programme complet ici !