Depuis 2011, l’équipe de l’Aube du Chêne a développé pour ses stages, camps et colonies de vacances une pédagogie originale destinée aux enfants, adolescents et adultes créatifs, sensibles et curieux qui aiment la nature. Elle est particulièrement adaptée aux enfants/ados intellectuellement précoces (EIP), aux personnes haut potentiel (HPI) ou ayant des troubles de l’attention (tda/h) ou des troubles dys.

Ce qu’ils en disent :

« C’est la troisième fois que je viens à l’Aube du Chêne, chaque séjour est un plaisir, et surtout ce que je vis ici me sert toute l’année. »
« P. a trouvé le cadre rassurant, il s’est senti compris, c’est la première fois qu’il demande à retourner dans une colonie de vacances. »
« E. a peu d’amis de son âge au collège, ici elle s’est sentie intégrée et s’est fait des copains ».
« Notre enfant a pris confiance en lui, depuis sa colo à l’Aube du Chêne il s’est enfin mis à dessiner. »

Principes pédagogiques


  • La bienveillance : au début de chaque séjour, ce principe est posé entre tous les participants, enfants, jeunes et adultes. La bienveillance, c’est respecter les autres dans leurs différences et parfois leurs handicaps, c’est apprendre à s’entraider, communiquer et gérer les conflits sans violence.
  • La confiance en soi : nous la développons au quotidien en confiant des responsabilités aux enfants et ados, en pratiquant des jeux et activités créatives qui favorisent l’expression, en apprenant la bienveillance et le non-jugement vis-à-vis des autres… et de soi-même.
  • la gestion des émotions : un séjour en groupe amène souvent des émotions fortes. Les participants apprennent à les identifier, à les accueillir, à les exprimer par les mots, les gestes et le dessin, à gérer les conflits grâce à des techniques de médiation, et à gérer le stress par la relaxation et la méditation.
  • La coopération : l’école, la société, les médias mettent beaucoup l’accent sur l’individuel et la compétition. Dans nos séjours, nous utilisons les jeux coopératifs pour apprendre à gagner ou perdre ensemble, à travailler en équipe sans laisser personne sur le bord du chemin. Les projets créatifs réalisés en petits groupes sont aussi l’occasion d’apprendre à vivre et faire ensemble.
  • Poser des limites : même et surtout en vacances, les enfants ont besoin de limites, de règles de vie collectives. Nous les exposons en début de séjour et autant que possible les enfants participent à leur définition. Les adultes sont là pour les faire respecter, de manière bienveillante, ferme et juste, en les expliquant si nécessaire : un enfant intelligent doit comprendre une règle pour la respecter.
  • le développement personnel à tout âge : une approche originale, fondée sur la psychologie du développement, qui postule que le développement de l’individu commence dès avant la naissance et se poursuit tout au long de sa vie. Ainsi, nous utilisons avec les enfants des outils issus des techniques de développement personnel de l’adulte… et avec les adultes des outils ludiques issus des techniques d’animation des enfants. Ce travail permet de considérer l’individu dans une continuité, et assure la réussite des ateliers et stages parents-enfants ou adultes-enfants.

Le développement personnel à tout âge


Former au développement personnel

Apprendre, grandir, prendre confiance en soi, gérer ses émotions, communiquer de manière positive, exprimer son potentiel : le développement personnel commence avant la naissance et se poursuit tout au long d’une vie.

Intellectual growth should commence at birth and cease only at death – See more at: http://theunboundedspirit.com/25-life-lessons-from-albert-einstein/#sthash.Fe5t0ER0.dpuf

C’est Einstein qui l’aurait dit : « La croissance de l’intelligence devrait commencer à la naissance et ne cesser qu’à la mort ». Un développement qui peut concerner de multiples formes d’intelligence, y compris celle des émotions, de l’art, de la nature…

Notre projet éducatif s’articule ainsi autour d’un objectif : permettre à chacun de progresser, se réaliser et s’épanouir à tout âge. C’est la voie du développement personnel, issue d’une évolution de la psychologie du développement dans les années 1950. Si au départ la psychologie du développement ne concernait que l’enfant et l’adolescent, elle s’intéresse maintenant aussi à l’adulte, en considérant que chacun traverse un cycle de vie marqué par des grandes étapes de développement, souvent sous formes de crise, de la naissance à la vieillesse. Une approche qui nous paraît évidente aujourd’hui, habitués à parler de crise d’adolescence mais aussi de crise de milieu de vie

La psychologie du développement : de l’enfant à l’adulte

Dans le domaine de l’enfance, la psychologie du développement trouve son application dans l’éducation. Appliquée aux adultes, elle donne naissance au mouvement du « développement personnel » à partir des années 1960. La société occidentale est alors en plein développement matériel, les ravages de la guerre commencent à s’effacer. Les consciences s’éloignent des besoins élémentaires (sécurité, nourriture, santé) pour se centrer sur des besoins plus élevés dans la Pyramide de Maslow : reconnaissance, lien social, estime de soi, réalisation personnelle, voire spiritualité. Le développement personnel cherche à répondre à ces besoins, à travers de multiples techniques et écoles de pensée, souvent inspirées des philosophies orientales.

Car les années 1960 sont aussi celle de la démocratisation du voyage, qui permet d’aller chercher l’inspiration sur toute la planète. Elles sont aussi celles de la prise de conscience du corps. Les techniques orientales facilitent une réconciliation du corps et de l’esprit à travers des voies comme le yoga, la méditation ou les arts martiaux. Elles permettent un accès moderne, centré sur l’individu, à la quête spirituelle.

Le développement personnel : de l’adulte à l’enfant ?

Né de la psychologie de l’enfant, le développement personnel a besoin d’y revenir aujourd’hui. Pendant longtemps, l’éducation s’est centrée sur les seuls aspects cognitifs, c’est-à-dire intellectuels, de l’apprentissage, soutenus par une discipline de fer. L’intelligence émotionnelle et relationnelle était transmise par la famille et par les institutions de la vie communautaire : église, patronage, club de sports… Mais dans un monde en mutation rapide, nos enfants et adolescents font face, comme nous, à des besoins psychiques nouveaux.

L’érosion des institutions traditionnelles laisse les parents, les jeunes et les éducateurs démunis : comment éduquer les enfants à l’heure d’Internet ? Comment leur apprendre à se socialiser à l’heure des connexions multiples et des réseaux sociaux ? Comment leur apprendre la civilité lorsque apparaissent de nouvelles violences ? Comment leur apprendre à se concentrer, à connaître la paix intérieure à l’heure dans un monde de sollicitations permanentes ?

Un développement personnel pour tous à tout âge

Face à ces défis auxquels nous sommes tous confrontés, nous proposons une nouvelle voie : le développement personnel pour tous, à tout âge : une quête qui concerne les adultes, les enfants, les adolescents et la famille, mais aussi les enseignants, les éducateurs… Une quête vers des outils d’intelligence émotionnelle, d’intelligence relationnelle, de communication efficace et non-violente, de modes pacifiques de résolution des conflits, de prise de décision horizontale et participative. Une quête de plus de créativité et de liberté d’inventer et d’entreprendre pour tous, ensemble, dans un monde confronté à une crise de survie écologique qui va demander de redessiner les bases de notre économie. Une quête qui va solliciter les cerveaux atypiques, aujourd’hui laissés pour compte par l’école alors qu’ils recèlent de hauts potentiels de créativité : hyperactifs, déficit d’attention, surdoués, enfants précoces…

L’Aube du Chêne propose un lieu, une structure et des outils pour développer ces compétences personnelles et relationnelles, à travers des stages, des séjours de vacances pour enfants et adultes, mais aussi des formations et des séances de coaching individuel ou en groupe — tout en se reconnectant à notre environnement, sans lequel il ne peut y avoir d’équilibre personnel ou collectif. Contactez-nous ici pour en savoir plus et entrer avec nous dans la danse !

Principes pédagogiques


Qu’est-ce que la coopération ? Au sens étymologique, c’est le fait de travailler ensemble, dans un but commun. Plus facile à dire qu’à réaliser : la coopération se heurte aux différences de vision, de sensibilité, de priorités, de culture de chacun, et aux écueils de la communication. Vivre ensemble, et plus encore faire ensemble, suppose de maîtriser des compétences relationnelles qui peuvent s’acquérir… par le jeu. C’est le principe des jeux coopératifs, où personne ne gagne ou perd sans les autres : c’est le groupe qui gagne ou qui perd, et dans tous les cas, chacun expérimente, s’amuse et grandit. Et en faisant ensemble, on apprend à surmonter les différences, à prendre confiance en soi et dans les autres.

La coopération pour surmonter les différences. Dans les années 1950, un psychologue nommé Muzafer Sherif , aux Etats-Unis, réalisa une expérience fascinante sur la gestion des confits. Il travaille sur un groupe de jeunes partis en camps de vacances au lieu dit « Robbers Cave ». Ces jeunes sont remarquablement homogènes : tous issus de la classe moyenne et de l’ethnie dominante « blanche ». Sherif les manipule pourtant pour qu’ils finissent par se diviser en deux groupes se haïssant mutuellement. Dès le départ, il fit voyager séparément les deux groupes, les amène à se choisir un totem différent, s’arrange pour qu’un groupe arrive après l’autre et ne trouve plus rien à manger, etc. Au bout de quelque jours, les membres des deux groupes se méprisent, s’insultent dès qu’ils se croisent et sont ptêts à en venir aux mains. Dans la seconde phase de l’expérience, Shérif s’est demandé comment casser l’antagonisme qu’il avait lui-même contribué à créer. Les veillées, les feux de camp passées ensemble n’y changent rien. C’est finalement en amenant le groupe à coopérer pour résoudre un problème concret (un robinet cassé à réparer pour que le groupe puisse avoir de l’eau) que Sherif a réussi à les rapprocher. Au retour, les jeunes se mélangeaient dans le bus et partageaient cadeaux et souvenirs.
Les jeux coopératifs sont de tous types, manuels ou de réflexion, en mouvement ou statiques, avec des cartes ou de plateau, et ils conviennent à tous les âges. De nombreux jeux classiques « compétitifs » peuvent d’ailleurs être détournés et devenir coopératifs en changeant la règle et l’objectif. C’est le cas de la chaise musicale, par exemple.

L’intérêt des jeux coopératifs est qu’ils peuvent être utilisés pour faciliter différentes phases nécessaires pour établir la coopération au sein d’un groupe :

  •  Se rencontrer : de nombreux jeux permettent d’apprendre les prénoms et les caractéristiques (origines, goûts, intérêts, points forts…) de chacun.
  • S’exprimer : dans la même veine, il s’agit de jeux qui donnent à chacun l’occasion de prendre la parole, ou des s’exprimer par le dessin, le geste… devant le groupe, et surmonter ainsi sa peur du regard de l’autre, en incitant le groupe à accueillir chacun avec bienveillance : finies les moqueries !
  • Faire confiance aux autres, avec de nombreux jeux qui supposent par exemple de se laisser guider les yeux fermés, voire les yeux bandés, de se laisser tomber en faisant confiance à l’autre pour nous rattraper, ou s’appuyer les uns sur les autres
  • Enfin, les jeux les plus élaborés supposent de résoudre ensemble un problème plus ou moins complexe, comme dans la « couverture mexicaine » : imaginez 15 personnes debout sur une couverture étalée à terre, elles doivent trouver un moyen de retourner la couverture sans que personne ne mette un pied en dehors. Plus complexe encore, et réservé à de petits groupes (4 à 6 maximum), la tour en chamallows : les participants sont debout autour d’une table, ils disposent d’un paquet de spaghettis crus et d’un paquet de chamallows. Leur but : monter la tour la plus haute possible avec ces matériaux… sans se parler.

Les jeux coopératifs peuvent être utilisés à tout âge pour apprendre à se connaître, souder un groupe, construire une équipe… Retrouver ici le compte-rendu en images d’une animation réalisée par l’Aube du Chêne dans un lycée professionnel sur le thème de la coopération. Peut-on faire tenir 20 jeunes de 17 ans sur deux chaises « éducation nationale » sans qu’il y ait de blessés ? Réponse ici.

Les jeux coopératifs vous intéressent ? Nous organisons sur demande des ateliers (2 heures à 2 jours) d’initiation et découverte des jeux coopératifs déployables dans les établissements d’enseignement (école, collège, lycée) ou d’éducation, les associations, collectivités et centres de loisirs, et en entreprise. Groupes de 5 à 30 personnes. Nous contacter pour obtenir une proposition.